On file un mauvais coton…

On file un mauvais coton…

13 avril 2019 0 Par Les trucs à Cricri

La vie a reprit son cours dans ma petite Haute Savoie, une semaine un peu étrange entre deux eaux, la tête encore en Thaïlande et le corps en France, même si mon sac, mon fidèle compagnon de cette expédition au bout du monde, avait décidé de faire une pause plus longue que prévue à Doha… Mon manque de compréhension quant à son envie de prolonger le voyage sans moi, a eu raison de sa fugue… Il est revenu à la maison avec 36 heures de retard…

Je ne vous ferai pas le débriefing de ce voyage, il me faut du temps pour digérer ces 15 jours, laissez moi encore les savourer, les mâcher, les triturer, en rêver encore… La seule chose que je puisse en dire aujourd’hui et que ce voyage était magnifique et parfaitement positif.

Promis d’ici quelques semaines je partagerai avec vous mon ressentie, mes impressions et les leçons que j’en ai tirées….

La cinquantaine, tout du moins la mienne, est une grosse prise de conscience sur des réalités que jusqu’à maintenant j’occultais ou bien, le temps, ce temps que la cinquantaine m’offre, loin de la vie de famille, des obligations que l’on s impose nous même et qui sont souvent des boulets à nos chevilles et dont on décide de se libérer. Loin des pressions de la société en ayant le courage de tout envoyer paître, égoïstement…

C’est vrai cette cinquantaine, pour moi est une libération, sans culpabilité de ce vêtement pas du tout à ma taille ni a mon gout, d’un rôle que je n’ai plus du tout envie de jouer. Je veux me rapprocher au plus près de moi même, de mon moi profond, de mes désirs, prendre le plus soin de moi possible extérieurement et intérieurement. cet égoïsme total passe par une ouverture extrême à notre monde, à l’autre , à notre planète… Oui, je sais c’est un peu barré, très ambiguë et pourtant c’est exactement ce que je ressens. Je veux penser à moi vraiment, être bien sur cette terre. Mais pour y être bien, j’ai besoin qu’elle, notre planète, soit bien. La prise de conscience que nous sommes un tout dans l’univers, je ne peux être bien sur une planète qui se déglingue. Je veux prendre soin d’elle car mon équilibre dépend du sien…

Je ne peux m’en foutre en haussant les épaules, comme cette prolifération de plastique dont je vous ai parlé dans des articles précédents…

Non, je veux avec ce temps que la vie m’accorde essayer de mettre en place dans ma vie et pourquoi pas être aussi un petit porte parole de nouvelles idées à mettre en place qui pourront, peut être, être  le démarrage d’un nouveau foyer qui pourrait se propager à d’autres foyers. Je sais, avec mon article sur les gourdes avoir convaincue, sur les 30/40 lecteurs de mon article, avoir déjà convertie une personne. Une personne sur 40 c’est un petit début, mais déjà positif, si chacun des êtres humains sur cette terre arrive à convaincre 1 personne sur 40 de faire un geste écologique pour la planète l’idée pourrait se propager à une vitesse conséquente. Qui dit pour la planète, dit surtout pour notre bien à tous, pour éviter les maladies, les catastrophes, les bouleversement qui s’installent petit à petit dans notre quotidien a tous et surtout dans celui de ceux qui nous succèdent.

Ma préoccupation aujourd’hui tourne autour d’un produit que nous utilisons beaucoup tous dans notre vie quotidienne sous différentes formes. Le coton.

Le coton nous habille, nous démaquille, nous essuie, nous tiens chaud la nuit, il est en contact direct avec notre épiderme, il est une matière naturelle issue d’un arbre et pourtant il est une des cultures les plus polluantes du monde et une des plus grosse consommatrice en eau; pour un tee shirt en coton de 250 gr on utilise 2500 litres d’eau, pour un jean de 800 gr 8000 litres d’eau…

Je suis une couturière et le coton est la matière principale que je travaille.

Depuis plusieurs mois, je fais très attention à mes achats de vêtements, j’essaye d’aller vers une consommation beaucoup plus modérée, exercice difficile pour une accro de la mode comme moi, le vêtement est vraiment un des plaisirs de ma vie, comme certains le chocolat et les sorties, moi j’adore la mode et la couture me permet vraiment de faire ma mode à moi, avec mon style, les couleurs et les formes que j’aime et à un coût très souvent plus bas que celui du commerce. Et cela aussi sans exploiter des femmes à l’autre bout du monde qui travaillent dans des conditions sanitaires au delà de l’inimaginable pour des salaire de misères et des horaires indécentes. Il a fallu compenser le prix très élevé des substances chimiques servant à produire plus, l’eau servant à nourrir la plante, l’exigence pour que nous puissions acheter notre tee shirt ou notre jean chez Zara, H&M (ou tant d’autres marques à travers le monde) à 3€, il a fallu exploiter des femmes au Bangladesh, des paysans en inde qui s’asphyxient avec ces substances qu’ils arrosent dans leur exploitation sans protection aucune, pour eux et leur famille, tout cela pour que nous puissions nous acheter un 50 ème jean délavé… Comme le dit très clairement un médecin qui soigne ces gens qui produisent pour nous: vos tee shirt ont la couleur du sang de nos enfants… Reportage à voir ici

Autre reportage génial à regarder sur Netflix (pour ceux qui ont), je l’ai regardé en plusieurs fois car c’est vraiment un documentaire choc, regardez juste la vidéo de présentation pas besoin de parler anglais pour comprendre , les images parlent d’elles même: The true cost

Je farfouille pour trouver des alternatives, des solutions pour résoudre ce problème, c’est assez touffus et compliqué, la gourde comme alternative au plastique est une solution simple, mais elle ne résout pas la consommation quasi obligatoire de bouteille plastique dans les shampoings, produits d’entretien et des quantités de produits que l’on ne trouve pas sous d’autres présentations qu’en plastique… Mais, pas après pas, on trouve des solutions, moi j’ai déjà résolu le problème du shampoing, nous en reparlerons ensemble. Toujours est il, qu’il nous faut du tissu, pour nous habiller, pour nous couvrir et que certaines alternatives commencent à être proposées.

Aujourd’hui je voulais vous parler, du coton, le coton démaquillant. Ces disques que nous utilisons chaque jour, pour retirer notre mascara, fond de teint, rouge à lèvres, il nous  nettoient la peau, nous désinfecte lors d’une blessure… Le petit disque d’ouate jetable qui parfois remplis nos poubelles. fp_coton_original_texture

Avec cet article je veux vous proposer une alternative à ce produit jetable qui coûte 2/3 € le paquet et qui dure parfois 15 jours, un mois.

La lingette réutilisable.

Je fais de la couture et depuis déjà plus d’une année, j’utilise des lingettes que je me suis cousues. Et je trouve ça génial, c’est doux, autant que le coton jetable selon la matière utilisée, et c’est quasiment inusable. J’ai fais les miennes il y a plus d’une année et elles sont toujours efficaces. J’en utilise une par jour, pour retirer mon mascara, car je me maquille peu et j’enlève la poussière de la journée sur mon visage. Je lave ces lingettes avec mes machines hebdomadaires. J’ai une quinzaine de ces lingettes, bon au bout d’une année, elles sont moches, un peu déteintes (je les épargne pas) , mais si on fait le calcul pour des cotons, un paquet ça fait deux mois pour 1 utilisation par jour, 3€ le paquet (60 cotons) soit 6 paquets par an, 360 cotons par an pour 18€ juste pour le démaquillage.

Un paquet de lingettes réutilisables vaut environs 8/10 euros les 10 lingettes sur les sites du commerce (pour l’instant c’est difficile à trouver en magasin de proximité), à cela il faudra ajouter les frais de transport soit une quinzaine d’euros, on est sur un tarif à peu près le même que nos 6 étuis de coton jetables et on n’a pas rempli notre poubelle de produits qui mettrons au moins 6 mois à se détériorer, on n’aura pas mis de produits nocifs sur notre peau ou directement dans nos yeux. Et la lingette réutilisable, même si elle est moins belle qu’au premier jour, elle peut encore faire une année ou plus .

J’ai trouvé un coton bio spécial lingette (le coton bio ne résout pas tout les défauts du  coton de culture, mais moins d’insecticides sont utilisés, normalement pas du tout, autant d’eau c’est sur et pas d’agent blanchissant qui viennent rajouter une couche de produits nocifs à la santé), tout doux limite encore plus doux que le coton lui même.

Et je vous propose d’apporter ma goutte d’eau à la collectivité, je vous propose de vous faire des lingettes démaquillantes. Heureusement pour moi, je n’ai pas un nombre de lecteurs énorme, je pourrai faire face à votre demande de production.

Donc, je vous propose un petit pochon dans lequel vous trouverez 10 lingettes assorties (face déco en coton basique assortis, face nettoyage coton bio, lavage 40 degrés, premier passage en machine effectué), si vous souhaitez ajouter 5/10 lingettes supplémentaires c’est possible dans chaque pochon.

On est sur une production artisanale, en France, dans un petit coin de Saute Savoie, la couturière ne demande pas un gros salaire, elle veut juste rentrer dans ses frais, que vous ne soyez pas hyper exigeants sur le délais de livraison et elle n’assure pas de service après vente, on est sur des lingettes démaquillantes et pas sur du prêt à porter.

Mes tarifs ne seront pas ceux des professionnels, mais je vous assure y mettre tout mon cœur.

Le pochon et ses 10 lingettes 10 x 10 cm en coton bio: 7€

La lingette supplémentaire : 0.60€

Frais de port à rajouter si envoi (3.5/5€), sinon à récupérer sur place.

lingette 6

Je peux même sur demande en faire de plus grandes pour nettoyer les fesses des petits choux…(15 x 15 cm ou 20 x 20 cm).

Je lave les miennes chaque semaine avec mon linge quotidien. Une fois par mois, je les met dans une bassine avec un peu de lessive et je passe un coup de savon de Marseille dessus et je laisse agir une demie journée (ça peut être du détachant aussi) et je joint à ma machine suivante.

Petit truc: je n’utilise pas de démaquillant, je me fais un liniment à l’huile d’olive: moitié eau de chaux / moitié huile d’olive bio; c’est naturel, très démaquillant et bon pour ma peau sèche d’eczémateuse. Pas cher non plus, 1 litre d’eau de chaux à la pharmacie 10€, un litre d’huile d’olive bio (commerce rayon des huiles) 6/8€ avec ça on se démaquille deux ans au moins,  ça fait un démaquillant naturel maison pas cher et super top…

Le gras fait une petite pellicule à force sur la lingette, pour éviter ça, je mouille ma lingette avant d’y appliquer mon produit…

Chut, c’est les trucs a Cricri… 😉

Vous pouvez me contacter par mail pour votre commande sur le blog dans CONTACT, sur Facebook, instagram en message privé ou par téléphone pour ceux qui ont mes coordonnées…

Bonne semaine!

Mon morceau de musique de cette semaine: ici

Cricri 🙂

Dernière minute : nouvelles créations pour une alternative zéro déchet: le Tawashi, éponge à partir d’un vêtement usagé, des chaussettes dépareillées ou de reste de tissu. Une fois sale, machine à laver et on remplace par une nouvelle…

mes deux modèles…