Retour…

Retour…

20 avril 2019 2 Par Les trucs à Cricri

Je vous l’avais promis…

Petit à petit, je sens que le retour s’est fait, sans me brusquer mais aussi sans tristesse.

Est ce la sagesse, l’age, ou ce voyage a t’il cette singularité, mais il n’y a pas eu de choc entre la bas et ici, le retour?

Tout s’est fait en douceur, simplement, sans heureusement gros coup au moral. Ce moment m’angoissait beaucoup, car j’avais peur que l’après soit vide. Et après ces mois de préparation, j’avais peur de cet arrêt soudain…Et puis non, une espèce de continuité entre le voyage et le retour, même si le rythme de la vie est totalement différent, mon mental, mon état, reste très stable.

J’ai ramené des images et des souvenirs de mon périple qui sont venus s’ajouter à mon panier de bonheur, il est là, chaque jour, à portée de main, un petit panier de douceurs dans le lequel on va taper, comme l’étagère à chocolat dans le placard de la cuisine d’accès facile, sans chercher partout.

Juste ce panier, je me le trimbale avec moi, j’ai un distributeur intégré dans le cœur ou dans la tête ou les deux peut être?

Ce voyage à été génial, de A à Z et même Z’, Z »…

…. Tout le monde le dit, mais la Thaïlande est un pays très agréable, c’est un pays de liberté, de respect, de joies, de soleil. Bien sur, en tant que touriste on a toujours une impression un peu faussé, un peu idyllique d’une communauté. Mais ils ont le soleil, un climat ou il fait toujours chaud, pas de vitres aux fenêtres, juste des moustiquaires, ils n’ont pas besoin de couvrir leur corps sous des couches et des couches de vêtements; un tee shirt, une jupe ou un pantalon, une paire de tongs ou de chaussures ouvertes… Et c’est tout! Pas de manches longues, juste peut être pour se protéger à la tombée de la nuit des moustiques, très voraces de vacanciers, bizarrement ils s’attaquent moins aux autochtones, il parait que c’est l’alimentation! Heureusement, les touristes sont très nombreux, assez, pour que cette faune suceuse de sang puisse se nourrir à gogo et se reproduire sans soucis d’extinction. Moi qui suis une frileuse, surement mes racines méditerranéennes, me font préférer les chaleurs estivales aux froids hivernaux. Là bas, passé le choc de l’arrivée à Bangkok après quasi 24 heures de voyage sans beaucoup de sommeil et le plomb qui s’est abattu sur moi et mon sac à dos hyper lourd à la sortie de l’avion, j’ai adoré cette chaleur.

Même si, bien entendu, certaines heures sont difficiles, je me levais le matin tôt 6 heures, 6 heures 30 pour profiter du « frais matinal », je faisais beaucoup de visites le matin, puis une pause, aux heures les plus chaudes 13/16 heures et me restait environ deux heures pour profiter encore, avant le coucher du soleil… Mes journées étaient bien rythmées, bien sur il faut s’habiller en conséquence, de matières absorbantes et naturelles agréable sur la peau même humide et beaucoup s’hydrater.

Je me suis régalée aussi la bas des spécialités locales, la cuisine thaï est très riche, je n’ai surement pas goûté au tiers des spécialités, mais le peu que j’ai mangé à enthousiasmé mes papilles: Curry,  Pad thai, soupe, Sticky rice… Mais aussi et surtout des jus de fruits, les fruits là bas sont différents de ceux que nous mangeons en France, ils sont mûries sur place comme les bananes, l’ananas et la mangue d’Asie, celles que nous mangeons viennent principalement d’Amérique du sud. J’ai adoré tester des mélanges en fonction de mon inspiration du moment : mangue/ ananas, papaye/carottes, avocat/noix de coco… Mes matins et mes repas de midi ont souvent été liquide, plein de vitamines, ces jus sont fait à la demande à l’instant dans un mixer, dans la rue… quel bonheur…

 

 

La culture bouddhiste est vraiment l’originalité du pays et ce qui fait d’eux un peuple si ouvert, accueillant, j’ai vu des Bouddhas, du doré, de la laque, des peintures au delà de l’inimaginable et chaque lieu est différent riche, à sa propre personnalité…

Chaque fois ce silence, ce respect, une douceur. J’ai assisté dans le temple du Wat Poh à Bangkok à un office religieux (pardonnez moi je ne sais pas comment ça s’appelle), un moine bonze pendant de très très longues minutes, lit des textes noté sur un tout petits papiers et les autres en tailleur sur une estrade à gauche en rentrant, écoutent… Il y avait des petits garçons, de peut être 8/10 ans. Il faut savoir que dans cette religion on peut être moine un temps, on dit « rejoindre la Shanga », certaines familles y mettent leur fils, pour que celui ci reçoive une bonne éducation , on entre en religion souvent à la fin de l’adolescence, ou après un moment difficile de la vie, mais cela peut être aussi pour faciliter le karma d’une famille.

Le moine se lève tôt, médite puis va chercher dans la ville à manger, que les Thaïlandais leur donne chaque jour.

Vous retrouverez ici un petit document l’expliquant. La religion est vraiment un élément très très important dans la vie des thaïlandais, ils sont très croyants, ils s’inclinent toujours devant un Bouddha et dans chaque lieu de culte il y a toujours des urnes dans lesquelles ceux ci glissent beaucoup d’argent.

De cette religion se dégage une vraie sérénité, un calme intérieur et en même temps rien de tristounet, plutôt une sérénité joyeuse. J’ai beaucoup aimé cette ambiance et je pense que je m’y suis beaucoup ressourcé, j’ai très souvent été m’asseoir dans ces lieux, laissé  mes pensées divaguer, mes yeux se repaître de ces nombreuses richesses et mon esprit se nourrir de la plénitude qui s’en dégage.

Les paysages, cette verdure grasse, résultat de la moiteur permanente du climat de la Thaïlande en font sa troisième richesse. Des palmiers à tout les coins de rues, beaucoup de verdure, d’arbres, même à Bangkok pour s’abriter quelques minutes du soleil brûlant et surement abris d’oiseaux qui font des bruits particuliers. J’ai assez peu réussie à voir ces oiseaux originaux, mais je les aient beaucoup entendu.

Ils font partis, comme les odeurs culinaires, de l’originalité permanente de la Thaïlande.

De la descente de l’avion au jour du départ, ces particularités n’ont cessées de m’accompagner.

La langue à été pour moi, le sujet compliqué. Le thaïlandais, même pas la peine; à peine je comprenais leur bonjour, mais l’anglais… Sur place pas de problème pour se faire comprendre malgré la langue que je ne maîtrise pas bien du tout, en revanche l’échange avec d’autres nationalités à été quasiment impossible la première semaine et compliqué la deuxième… Mais en fait ça m’amène à mon point suivant: la solitude.

J’ai beaucoup apprécié cette solitude, ce truc de décider seule de tout. Quand j’avais besoin de dormir je dormais, de manger je mangeait, ce que j’avais envie, je me baladais sans but, j’ai beaucoup flâné de rues en rues sans but à atteindre. J’ai adoré ne pas me mettre la pression pour les heures, les lieux à visiter, j’ai fais comme je le sentais et j’ai énormément aimé cette façon de voyager et je pense que la sérénité que j’ai encore avec moi aujourd’hui est le résultat de cette écoute de moi même, de mes besoins.Et puis je trouve aussi que la solitude démultiplie les sens ou peut être est on plus attentif aux bruits, aux odeurs aux gouts…? En tout cas les sensations deviennent très présentes.

Et honnêtement, j’y ai beaucoup pensé tout le long de ce voyage, la solitude a été vraiment un plus dans ce voyage et le handicap de la langue que je maîtrise peu à été une chance, car elle m’a permis de rester centrée sur moi uniquement et de ne pas être « en démonstration » par rapport aux autres, ce qui est un vrai repos pour mon cerveau de commerciale au quotidien, qui doit toujours composer avec mes clients exigeants et souvent grognons. Du coup, ne pas me mélanger à été un vrai plus et j’ai abordé le voyage solo autrement que comme une contrainte et j’en est fait plutôt un point positif de plus.

Je pense qu’à deux ou plusieurs si on refaisait le voyage que j’ai fait, on ne vivrai pas la même chose.

 

Mon ressenti aujourd’hui:

L’originalité et la saveur de ce voyage réside dans cette solitude. Et ça, pour moi, c’est une vraie vraie découverte, très inattendue, qui vient vraiment perturber toutes mes croyances intérieures et me demande de remettre ma vie en perspective.

Mon regard sur les choses est totalement transformé, la Thaïlande est ma renaissance à un nouveau mode de vie et de pensées.

Je n’en attendait pas tant, croyez moi, mais j’en suis très très heureuse!

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Parmi tout les bouddhas que j’ai vu pendant ces 15 jours, voici mon favori, j’ai eu un coup de foudre immédiatement… Il se trouve au WAT PRATHAT DOI SUTHEP à Chang Mai. Pourtant il n’était pas mis en avant, ni grand… Il est MON BOUDDHA!

 

J’ai repris ma vie là ou je l’avais laissé, mais avec une autre façon de la regarder et du coup de la vivre. Pas de coup de blues, car je redécouvre plein de choses et maintenant je vis « A la thaïlandaise selon Cricri ».

Et franchement, quel bonheur!

 

Je vous ai fait un petit montage des mes photos que je vous laisse regarder, la petite musique de la semaine est le morceau de guitare qui accompagne le diaporama qui, je trouve, « musique bien » mon état d’esprit actuel…

Merci de me suivre et de me lire chaque semaine, merci aussi de tout vos messages et « j’aime » tout au long du voyage, car j’ai sentis votre soutien permanent et bienveillant dans chacune de mes journées la bas…

Cricri