Free…dream!!!

Free…dream!!!

Quel sera le thème cette semaine?
Actualité, bouquin, ciné ou coup de gueule?
Je suis là devant mon écran et que vais je pouvoir vous raconter cette semaine?
Toute bonne geek que je suis, en me levant je prends mon portable et je checke les réseaux sociaux. Comme tout samedi matin, je veille au bon déroulement de la publication de l’article du jour, à sa diffusion sur Instagram car je peux planifier celle de Facebook, mais Instagram il faut que je la fasse moi, vérifier l’envoi des mails à mes 15 abonnés…
Et, je regarde une vidéo, d’un youtubeur que je trouve sympa, et il y parle de liberté…

Et si c’était mon thème du jour, la liberté?

liberte

C’est un vaste sujet, une sujet maintes fois abordé en cours de philo (pour ceux qui en ont fait, dont je ne fais pas partie), souvent abordé dans les livres, la chanson, les films et au final c’est le but ultime de chacun de nous: LA LIBERTÉ.
D’expression, de choix, de vivre… Mais sommes nous vraiment libres?
Même si nous faisons des choix qui ne sont pas ceux de la voisine, sommes nous vraiment libres, ou faisons nous ces choix coincés entre notre Education, le politiquement correct, l’influence de l’entourage et bien d’autres choses?
Il y a quelques temps avec mes copines, nous discutions de nos rôles de mères, de la façon de le faire aujourd’hui, hier, des contraintes que l’éducation apporte et nous nous étonnions de cette différence entre la génération des mères d’aujourd’hui et celle d’il y a 15/20 ans. Les mères d’aujourd’hui nous rapportaient sentir la pression des autres dans l’éducation, que l’on attendait beaucoup d’elles et que c’est pour cela qu’elles s’investissaient à 300% dans ce rôle.
Alors, sommes nous libres ou pas d’élever nos enfants comme nous le souhaitons, sommes nous libres de choisir tel ou tel boulot, tel partenaire ou d’être seul, de faire ou pas des enfants, d’avoir une belle maison , un chien, une famille Ricorée, la « réussite de sa vie » est elle juste à cette image?
Je suis pour ma part atypique, pas originale, mais atypique, j’ai eu deux enfants que j’ai élevé principalement seule, j’ai vécue en couple une douzaine ou quinzaine d’années entrecoupées de période de célibat sur les 30 dernières années, j’ai vécu de nombreuses choses pas toujours très simples, de nombreuses choses qui m’ont fait me retrouver sur les genoux, anéantie à bout de souffle, je n’ai pas le « privilège des galères », mais je me suis frotté à pas mal de trucs très désagréables.

Je suis un peu l’antithèse de la Famille Ricoré, pourtant j’en ai beaucoup rêvé, j’ai envié vraiment des personnes de mon entourage qui paraissaient l’être, j’aurai donné à une période n’importe quoi pour un moment en « famille comme il faut », mais à chaque fois que j’approchait du but, la famille idéale s’échappait, soit c’est moi qui du coup braquais à 190 degrés ou mon partenaire qui un soir décidait de me licencier sans préavis… A chaque fois il a fallu repartir, mes loustics sous le bras, mes cartons et mes dossiers de tribunal sous le bras, refaire mon baluchon, vivre dans un nouveau lieu, un déménagement encore, (je pense qu’en 30 ans j’ai du déménager une bonne douzaine de fois).
Ou commence dans la vie, la liberté réelle?
Quand on a des enfants, reste t’on vraiment libres de nos choix?
On se retrouve avec une quantité d’actes à reproduire chaque jour pour leur assurer le vital (repas, hygiène, sommeil…) mais aussi avec une quantité « d’objectifs » que l’on s’est fixé à soi même qui nous permettent de nous renvoyer à nous même « l’image d’être un bon parent ».
Mais, il n’y a pas de charte du bon parent, pas comme la liste des droits de l’homme (qui pourtant elle aussi est très souvent bafouée). Catherine Dolto est passé dans l’éducation, et à changé le regard de l’adulte sur l’enfant. Avant les années 60/70, l’enfant devait se tenir dans un coin, sans faire trop de bruit, il participait très tôt au fonctionnement de la collectivité familiale, à travers des petits travaux à faire à la maison ou à l’extérieur , en donnant son maigre salaire à ses parents tant qu’il vivait sous leur toit. L’enfant n’intervenait pas dans les discussions, il parlait uniquement s’il avait demandé la parole, ne quittait la table qu’une fois l’autorisation donné… Et quand il faisait pas ce qu’on lui disait il était « corrigé ». Ça n’est pas si vieux, c’est l’enfance des mes parents, pourtant ils étaient aimés, mais c’était comme ça à cette époque, l’enfant devait s’adapter à ses parents.

Et puis cette DOLTO est arrivée et on à considéré l’enfant comme un acteur à égalité dans la famille, il fallait lui parler, lui donner la parole, le laisser s’exprimer, il était une personne à part entière.
Quel progrès dans les familles, car les moments de partage ont commencés, mais cela a aussi débuté avec les progrès sur le temps de travail, qui pour le coup à laissé aussi un peu plus de temps à chacun des parents pour s’occuper de leurs enfants, avec l’avènement des loisirs, des vacances, le papa à commencé à mettre son nez dans l’éducation des petits, il est devenu plus maternant, plus présent, plus investie et la maman, elle, est de son coté partie travailler, devenue indépendante, s’est émancipé…
Dans les années 68 avec la révolution, les événements, la liberté à été prônée, revendiquée comme une obligation, le couple à dû retrouver un nouvel équilibre, même si « nos soixante huitards » ne sont pas tous des babas cool fumants des pétards dans une communauté du Larzac, la famille s’est construite sous une autre forme, les enfants suivaient dans les manifs, chez les copains, ils connaissaient les idées politiques et les engagements de leur parents, tout sujets étaient abordé ouvertement, rien n’était interdit. Les bébés de 68 ont poussés comme des champignons avec l’idée que la liberté, la leur et celle de leur compatriote, était un acquis normal et leur opinion importante et sollicité.

Aujourd’hui, la famille tourne autour de l’enfant, on part en vacances à Disneyland, le soir la télévision est branché sur Gully au lieu du journal de 20 heures, les conversations tournent autour de l’école, de la fête d’anniversaire du petit, on ne sort pas le soir même chez des amis avec l’enfant, on fait venir quelqu’un pour le garder, il ne dort que dans son lit, sinon il dort pas, on essaye de ne le contrarier car sinon c’est l’enfer, on ne parle pas de truc d’adulte quand il est là, « ce n’est pas une conversation pour les enfants » et quand on lui parle, on se met à sa hauteur et on n’élève pas la voix, quand à lui mettre une petit tape il n’en est pas question, on pourrait se retrouver au tribunal car c’est interdit…

On est passé de l’enfant soumis aux parents à disposition de l’enfant…

L’enfant est il plus heureux, plus équilibré et qu’en est il des parents de leur bonheur, leur équilibre?

50 ans plus tard qu’en est il de cette liberté, de cette ouverture d’esprit, le monde, l’humain, la femme sont ils toujours libres?

Nous avons la liberté de manifester, de dire tout haut ce que nous souhaiterions, si notre monde était meilleur.

Nous avons le droit de « Balancer » un patron, un collègue un peu trop insistant…

Nous avons le droit de divorcer, de refaire notre vie, de refaire des enfants, de re divorcer…

Nous avons le droit d’élever nos enfants tel que nous le souhaitons…

Mais avons nous le droit des casser des biens appartenant à autrui afin que les autres entendent bien nos revendications?

Avons nous le droit de porter le vêtement que l’on souhaite, sans se faire traiter de putes si l’on porte une jupe trop courte; devons nous rire aux blagues salaces d’un collègue un peu obsédé ou doit on paraître choqué sans passer pour « la coincée de service… »?

Doit on continuer d’entendre « femme au volant la mort au tournant »… ? Existe t’il une blague dans le sens inverse, ou une série humoristique sur les blonds, miroir masculin de la blonde très bête, car bien sûr, l’intelligence dépend de la couleur des cheveux…

Doit on obligatoirement pour être une bonne mère aujourd’hui, prendre un congé maternité, allaiter jusqu’au trois ans, préparer des menus maison uniquement bio, doit on ne jamais perdre son calme, doit on toujours écouter et se plier au diktat d’un enfant pour ne pas le traumatiser, doit on être parfaite, une mère parfaite, une épouse parfaite, une amie parfaite une maîtresse parfaite?

Notre liberté d’expression, dire ce que l’on pense toujours, fais t elle de nous une personne libre?

Notre liberté d’expression n’a t’elle pas pour conséquence de retirer sa liberté à une tierce personne?

Ne sommes nous pas dirigés par bien d’autres choses?

Notre travail, nous faisons régulièrement des choses que nous ferions différemment dans la sphère privée.

Les autres, les gens que nous choisissons pour nous entourer nous poussent à faire des choses que seuls nous n’aurions pas fait du tout ou en prenant un tout autre chemin.

Notre argent. L’argent est pour moi une entrave à ma liberté, j’ai rarement les moyens de faire ce que mon besoin de liberté me dicte.

Arrivé à ce moment du texte je me demande ou ce texte va me mener, ne me suis je pas attaqué à un sujet trop difficile pour en faire une chronique un samedi matin de printemps?

En fait, je crois, que nous avons une liberté, nous français, une liberté d’expression, tant qu’elle reste dans les limites définies par les lois. La liberté de décider quel chemin prendre, gauche, droite, devant, derrière. Mais que notre liberté nous engage aussi souvent à justifier nos choix auprès des autres, qui eux pensent que l’on doit aller tout droit sans faire de détours, sans se retourner, sans hésiter, qui pensent que la vie doit être rectiligne pour tous.

Ce que font 80% des gens est la normalité, sortir de ce pourcentage et décider de faire ce que nous dicte notre besoin de liberté nous expose aux critiques: Personne n’osera  proposer à une femme marié « un petit coup comme ça entre deux portes », quand tu es seule et que tu as cette liberté, on te le propose, car automatiquement on pense que tu n’as pas choisi cet état… Et on pense, ou plutôt « le mâle » pense, qu’une femme normale ne peut vivre heureuse sans qu’un mâle ne vienne s’en mêler. Quand certaines personnes ont appris que je partais seule en Thailande on m’a demandé: « mais tu cherches quoi? » Comme si partir en vacances au bout du monde pouvait avoir une raison malsaine, il est vrai que des hommes partent dans ce pays pour sa prostitution, mais quand on est une femme et qu’on part seule c’est suspect.

Pourquoi  faut il, pour n’être pas une personne étrange, pourquoi faut il être en couple, pourquoi les gens te demande toujours: « …et les amours?… » Ça change quelques chose aux qualités de la personne d’être seule ou pas? Bien sur, c’est souvent compliqué d’être célibataire, mais n’est ce pas la société qui voudrais que tu soit à deux car c’est la normalité?

La société pense que tu dois allaiter ton bébé car c’est bon pour lui, elle pense que tu dois être propriétaire à 30 ans pour pas balancer ton argent dans un loyer, avoir un chien car tu dois aimer les bêtes, sinon tu es une mauvaise personne, tu dois manger bio, trier tes déchets, être marié ou au moins avoir un mec, bosser beaucoup, ne pas larver sur ton canapé, faire du sport, du 36…

La société à beaucoup d’exigence avec ceux de 20, 30 40 , 50, 60,70 ans….Chacun doit rester dans sa case, être invisible. Mais la différence c’est surtout une richesse et cette richesse, je pense qu’elle doit être cultivée…

Freedom

Pour conclure ce sujet, un brin axé féministe, dans lequel je me suis débattue comme une dingue et qui n’a rien apporté de nouveau.

Juste peut être déclenchera t’il  une réflexion…

Sur votre liberté, celle des autres…

Nous avons la liberté de prendre des décisions nous concernant, mais nous ne serons jamais libres, car nos propres choix nous ont enfermés dans des cases, dans nos cases.

Toute décision à une conséquence que nous n’avons d’autres choix que d’assumer…

Cricri.

Un petit moment joyeux de liberté d’expression ici

Et le morceau de musique du jour: