La fin de l’été…

La fin de l’été…

21 septembre 2019 2 Par Les trucs à Cricri

Après le sujet un peu lourd qu’a été celui sur la solitude j’avais envie d’aborder avec vous un sujet plus léger. Toujours dans ma nouvelle « rubrique à mot », le mot: été.

Dans quelques jours nous serons en automne et cet été que nous laissons derrière nous, m’inspire pleins de sentiments.

Revenons trois mois en arrière à son arrivée dans nos vies.

Chaque année, comme un éternel recommencement, une nouvelle vie s’offre à nous. Officiellement le 21 juin, s’ouvre une nouvelle saison, une nouvelle façon de vivre, de regarder les choses, une nouvelle façon d’être. Pour moi en tout cas, l’été est une promesse, la promesse d’une forme de liberté, de simplicité, une promesse de joie, d’ouverture au monde… Avec l’été s’installe une forme d’insouciance, de lâcher prise, une légèreté que ne permet pas le reste de l’année.

Dès que le soleil est là mon regard sur les choses et sur la vie en général en est transformé.

D’abord le réveil le matin à 6 heures, je me lève et le jour est déjà arrivé, vers 5 heures les oiseaux commencent à pioupiouter, ils t’appellent « et Cricri, réveilles toi, lèves toi le jour est levé et une longue journée commence »; les sens s’ouvrent tranquillement, chacun leur tour quand le réveil sonne. La couleur rosé du soleil levant laisse place rapidement à celle du ciel bleu, la vue dernier sens à se mettre en route, appuie sur le bouton ON, signal de départ d’une nouvelle journée…

La fraîcheur du lever du jour est douce, les fenêtres ouvertes, le cœur ouvert au monde, pas de barrière entre dehors et dedans, les sens et l’esprit ouvert vers l’extérieur…

La douceur des températures permet une légèreté dans l’habillement, une robe dans un tissu fin, un pantalon fluide, un petit haut flou ou un tee shirt léger, des chaussures ou les pieds sont nus, libres, voila l’équipement pour attaquer la journée; un petit gilet, une chemise qui rapidement seront retirés. L’accoutrement estival léger et doux offre une fluidité et une légèreté à notre quotidien.

Et puis l’été, on se permet des choses que l’on s’autorise moins le reste du temps, un petit repas au resto avec les collègues à midi, un petit verre en fin de journée à la terrasse d’un café, un petit rosé à l’apéro en rentrant, une infusion dans mon petit fauteuil sur la terrasse avec le soleil couchant sous les yeux… Et la nuit arrive doucement pendant que tu bouquines, dehors… Dans les bruits de ma ville, de mon quartier, les cris des enfants qui eux aussi se couchent plus tard, les voisins qui discutent ensemble dehors, en bas, le bruit de la vie des autres en opposition au calme de la mienne…

Souvent, on se couche un peu plus tard, l’hiver on va se réfugier sous les couvertures pour se réchauffer, l’été, le jour couchant apporte un peu de fraîcheur et de détente, la moiteur entraîne un alanguissement dans lequel on a envie de se vautrer. On a moins besoin, ou on s’accorde moins d’heures de sommeil que le reste du temps, les vacances approchant donnent surement une souplesse sur le sommeil qui s’accumule ou le corps à moins besoin d’énergies qu’en hiver à lutter contre le froid, le besoin énergétique est moindre, la batterie moins souvent à plat…

Ciel bleu, soleil et chaleur sont pour moi l’équation parfaite pour que mon moral soit au beau fixe et tout les éléments derrière s’enchevêtrerons pour fabriquer cette endorphine du bonheur dans mon cerveau et cette impression de toute puissance et d’indestructibilité qui me gagne en été…

Malheureusement, vivant en Haute Savoie l’été dure très peu, rapidement le froid revient, les portes et les fenêtres se referment, les enfants rentrent tôt, le toit de ma Twingo se referme pour plusieurs mois, les robes légères remplacées par des jeans, des gros pulls, les chaussettes calfeutrent mes pieds glacés et le plaid devant la télé remplace les soirées bouquins sur la terrasse, le régime d’après rosé devient impératif; plus de bouffe avec les collègues au soleil, plus d’apéro et le cerveau moins boosté. Le réveil sonne bien avant le jour, et bientôt la route du boulot se fera de nuit le matin comme le soir…

Et s’ouvre une autre énergie, celle du repli, sur soi, chez soi, celle de l’hibernation, on refait son cocon, on calfeutre les entrées d’air, on lave le plaid qui de plus en plus souvent traîne sur le canapé, les bains sont plus fréquents qu’en été, les vêtements plus épais, plus chaud, le corps se met au ralenti, les idées aussi, les envies de même… Comme l’ours, la marmotte, on prépare sa tanière à l’hiver, on fait des réserves, on rentre directement en sortant du boulot, on a moins envie de traîner, de sortir, on se calfeutre au froid et aux autres aussi (pour moi en tout cas).

Cette période me laisse très nostalgique, j’ai l’impression que chaque année elle est de plus en plus courte, surement plus chaude, mais courte beaucoup trop courte. J’ai de la chance, je me suis offert 15 jours de rab ce printemps avec le voyage en Thaïlande, mais malgré cela j’ai le blues de cette saison qui se termine.

Heureusement septembre est encore souvent beau et doux, même si les jours ont bien raccourci, et l’hiver s’approche à petit pas, la neige va revenir sur ma montagne, laissant place à ce paysage blanc et magnifique qui est un plaisir pour mes yeux. Le compte à rebours pour l’été prochain va recommencer, chaque jour une croix sur le calendrier pour compter les jours qui me séparent de ce prochain été qui de nouveau m’apportera la légèreté que me procure cette saison.

Peut être profiter de l’hiver pour mettre en place dans mon cerveau, dans ma vie, de nouvelles habitudes, de nouvelles routines, de nouveaux leitmotiv pour vivre mieux ces mois difficiles de repli sur soi… Et essayer de trouver une alternative pour être aussi libre dans ma être en hiver, qu’en été?

Et peut être de préparer à nouveau un voyage au soleil ce printemps pour de nouveau avoir un quelques jours d’été en plus…

Voici ma deuxième expression dans la rubrique à mot et la petite chanson. Ça aurait été trop simple de vous mettre « la fin de l’été » de C. Jérome, j’ai plutôt choisi une des chansons qui me foutais la pêche cette été, car j’ai très envie de rester encore dans cette énergie et la rébellion que dégage bien ce clip et ce rythme…ici

A dans quinze jours, merci de votre lecture et de votre présence.

Cricri…