Même pas peur!!!

Même pas peur!!!

2 novembre 2019 1 Par Les trucs à Cricri

Salut,

Après l’article beauté des cheveux, j’avais envie de revenir à ma nouvelle rubrique: Rubrique à mot. Et pour cette rubrique à mot, j’ai envie de vous parler de la PEUR

La peur est un sentiment mal aimé, souvent lié à beaucoup de stress, à une impression négative, beaucoup de gens la redoute, la refuse… Pourtant je pense qu’elle peut aussi être positive et stimulante.

Avant tout son origine: Du latin PAVOR qui signifie « effroi, épouvante crainte ».

Ensuite les sensations qu’elle apporte: la respiration s’accélère les battements du cœur aussi, le souffle devient court, on transpire, souvent on a froid, les poils se dressent, les yeux s’écarquillent, nos jambes se dérobent, le stress monte en flèche, mais c’est une poussée, un flash, un instant; souvent la peur repars aussi vite qu’elle est arrivée, et laisse derrière elle, le stress , l’angoisse, le cerveau ne cesse de répéter, de tourner, de mâchouiller, de digérer le moment, elle nous laisse épuisé, les jambes coupées, prêt à s’effondrer…

Parfois cette peur crée de nouvelles sensations qui elles s’installent, restent, s’incrustent, à tel point que certaines personnes ne vivent plus qu’avec elles chevillées au corps, chaque décision est prise dans l’objectif de l’éviter, de faire en sorte surtout que plus jamais elle ne nous surprenne. Mais en fait, la peur d’avoir peur prend tout l’espace. L’angoisse remplace la peur, mais celle ci est beaucoup plus sournoise et destructrice que son origine, car elle ne se manifeste pas aussi subitement, elle s’installe petit à petit dans notre cerveau et fini par prendre le contrôle total de notre cerveau nous paralysant et nous empêchant d’avancer. N’avons nous pas entendu parler de ces gens qui ne sortent plus de chez eux, incapable de se confronter au monde extérieur, ces enfants qui ne peuvent plus se rendre à l’école paralysés de peur, de ces gens qui ont des tocs, qui répètent inlassablement des gestes au quotidien, qui potentiellement les rassure, mais surtout les isolent, la peur les tétanise et les enferme dans ses méandres.

Pourtant la peur peut être aussi une sensation positive, un stimuli qui aide à avancer ou à franchir une étape, prendre une décision. Elle crée une nouvelle sensation, elle diffuse dans notre corps une hormone: l’Adrénaline, celle ci est secrétée en réponse à un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. elle répond à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face à un danger, elle est souvent secrété pour faire un effort physique

Cette adrénaline peut devenir addictive, et certains autres la rechercheront très souvent, en sautant dans le vide avec un Wingsuit, ferons des courses de formule 1, travailleront au quotidien avec des animaux sauvages et potentiellement dangereux, l’adrénaline fait partie de leur quotidien, de leur dose habituel repoussant les limites de leur peur.

Peut être peut il y avoir un juste milieu ?

La peur est un sentiment normal qui alerte, nous dit « attention un danger arrive, protèges toi! » Il faut l’écouter, l’humain à un système d’alarme naturel et il est important de ne pas refuser cette alerte, il nous faut l’entendre, la peser, la tester mais le cerveau humain se laisse très souvent guider par ses sentiments et la peur peut être très paralysante et pour le coup, nous mettre plus en danger que le danger lui même.

Je m’explique; ne vous a t on jamais dit, « si tu as peur le chien va le sentir et il risque de t’attaquer, si tu n’as pas peur il va se sentir plus en sécurité et viendra plus en ami »… Alors on respire un grand coup, on avale sa salive et on tend sa main, on s’arrête, au lieu de prendre les jambes à notre cou et souvent on se rend compte que le chien, une fois qu’on se retourne ou qu’on se met à sa hauteur, recule, apeuré et la peur change de camp. Parfois le danger est bien réel et là y a plus qu’a courir à toute vitesse. Mais quelle fierté d’avoir affronté sa peur et se rendre compte que l’on à géré cette émotion, avec conscience du danger bien sur, mais on en ressort grandi.

Il y a la peur intense qui arrive en une seconde et repars aussi vite et qui souvent est un réel danger et celle qui vient s’installer sur nos genoux quand on a une décision à prendre, elle vient, nous entoure, nous prend dans ses bras, nous berce, nous susurre: « tu n’est pas capable, tu n’y arriveras pas, tu n’es pas assez solide » et tu te rend compte de tout ce que tu risques de perdre si tu prends cette décision. Peut être à ce moment là faut il ne pas trop écouter cette peur, relativiser, car oui on prend le risque de perdre un confort, ce que l’on connait, mais passer au dessus de cette peur, peut, peut être, permettre de découvrir un nouvel horizon, une nouvelle ouverture sur le monde…

Pour résumer il y a deux sortes de peur, la vrai celle qui est associé au danger imminent ou notre vie est en jeu, cette peur est un réflexe de survie et doit être écouté, entendue.

Et puis la peur que construit notre cerveau, celle qui n’est pas réellement là, celle qui s’installe insidieusement dans nos vies, dans notre quotidien, la peur de manquer, qui nous fais stocker de la nourriture dans nos placard au delà du raisonnable, la peur de tomber en panne d’essence qui nous fais retourner à la pompe dès le premier quart utilisé, la peur de s’engager avec la personne que l’on aime, qui nous fait la quitter plutôt que de se laisser aller, enfermer ses enfants dans un cocon douillet au chaud à la maison, en les isolant, leur refusant l’aventure du monde extérieur, des autres, ils pourraient se blesser, avoir mal, ne pas exaucer l’un de ses rêve de peur de ne pas réussir, la peur de l’échec…

La peur ou l’angoisse est surement le sentiment le plus néfaste à nos cerveaux et à nos vies, elle peut faire de nous des êtres sans vie, vide de toutes envie, ambition, rêve, laissons nous le droit de mettre nos peurs dans nos poches parfois et partons au bout du monde avec un sac à dos, une valise, à l’aventure, sans parler la langue couramment, sans savoir ou dormir d’avance, achetons un appartement sur un coup de cœur et faisons basculer en un mois notre destin, lançons un studio de danse quand elle est notre passion depuis des années, quittons notre travail qui depuis des années ne nous satisfait pas pour se lancer dans une formation qui se rapproche plus de ce que nous sommes, faisons confiance à cet amour naissant dont les promesses ne correspondent pas vraiment à ce que tu attendais, mais qui est peut être l’ouverture d’une nouvelle vie, lançons nous dans les rénovations de notre appartement même si on ne l’a jamais fait, même si c’est pas parfait, on aura avancé et cette fierté du travail accompli ou même prenons une autre route que celle de d’habitude, nous risquons de nous perdre mais aussi de découvrir de jolies coins… Ne nous laissons pas enfermer par nos peurs, qui fera de nos vies un espace de plus en plus étroit, rebellons nous contre ce sentiment qui nous prend à la gorge, laissons notre petite conscience volage et libre nous souffler un folie, une aventure, sortons de nos sentiers battus, de nos habitudes, de nos routines, car il n’y a pas mieux pour se sentir vivant que d’avoir affronté l’une de ses peurs et de l’avoir vaincue.

J’aime me mettre en danger, l’aventure, l’instabilité même (au grand dam de ma petite maman qui s’inquiète beaucoup pour moi), ce gout pour me rapprocher de mes rêves m’a beaucoup coûté, je me suis ramassé en beauté de nombreuses fois, j’ai pris des coups dans la gueule, mais je ne peux cesser de toujours tenter un nouveau truc, car cette adrénaline est essentielle à ma vie, même si ces derniers temps je suis resté au chaud, lové dans mon cocon, je ne cesse de rêver et je refuse de me laisser enfermer dans mes angoisses, mes peurs, et mes échecs… Je reste vivante et prête pour de nouvelles aventures…

Attention ceci est MON interprétation du mot PEUR, il n’est que le reflet de MES pensées avec MON vécu, comme l’est pour la totalité de ce blog; il est moi, ce que je pense, avec mon histoire à moi. Il n’est pas un guide pour les autres, il n’est pas une morale, ni un mode d’emploi, il est juste mon idée sur les chose et la vie. J’aborde le thème de la peur avec mes pensées à moi et cette peur à aussi parfois paralysé mes actes, il y a 3 ans exactement une femme à fait de ma vie un cauchemar et la peur s’est instillée dans chaque parcelle de mon cerveau, mettant en berne ma combativité habituelle. Je ne suis pas une guerrière gagnante à chaque épreuve.

Cet article à été pour la première fois depuis l’ouverture de ce blog, le plus difficile à écrire, les idées étaient là, mais l’écriture à été compliqué à se mettre en place, je le publie, mais n’en suis pas du tout satisfaite. Je trouve cet article brouillon et bordélique, un peu comme dans ma tête. J’espère que vous me pardonnerez et puis ces derniers temps je peine un peu à alimenter ce blog, j’ai beaucoup moins d’idées à vous partager, plus de mal à trouver les sujets et du temps pour écrire les articles. Je ne vous dis pas à dans 15 jours, je laisse les choses se faire, je lâche prise, si ça vient tant mieux, sinon il faudra attendre un peu… Merci chers lecteurs, lectrices de me lire, pardonnez mon inconstance dans la qualité des écrits, je ne suis pas toujours au top et de mon irrégularité. Mais, il se passe tant de choses dans mon cerveau, mes challenges perso me prennent tant de temps et d’énergie, car si vous ne le saviez déjà je suis une femme en éternel recherche, bouillonnement et construction.

Merci de me lire et à bientôt…

Cricri

La petite chanson qui va bien avec l’article, encore Zazie: ici